Atos tenterait de se débarrasser de ses activités datacenter et communication

Alors qu’Atos reconnaît les difficultés de son activité de conseil dans le domaine du datacenter sur site, d’autres acteurs investissent dans d’autres secteurs, le cloud en particulier.

Quelques mois seulement après avoir envisagé d’acheter DXC Technology, AtoS chercherait à vendre certaines de ses activités commerciales traditionnelles, notamment ses activités de datacenters et de communications. Si cette information est exacte, elle confirme que les activités de conseil sur site sont en train de tomber en désuétude. Mardi, Bloomberg a rapporté qu’Atos envisageait de vendre ses anciennes activités informatiques, y compris certaines opérations d’externalisation. Le lendemain, lors de sa conférence sur les résultats financiers, Elie Girard, CEO d’Atos, a déclaré aux analystes que l’entreprise envisageait sérieusement de procéder à des changements dans ses activités.

M. Girard a notamment expliqué qu’au cours du premier semestre 2021, deux activités traditionnelles, les datacenters classiques et les communications unifiées classiques du groupe Ressources et Services avait connu de sérieux revers, et que les baisses avaient été « à la fois plus élevées que ce que nous avons connu ces dernières années et plus importantes que ce que nous avions prévu », a-t-il ainsi déclaré. Par contre, l’accélération de l’activité de migration vers le cloud s’avère bénéfique pour Atos. « D’abord, les migrations les plus complexes sont encore à venir. Et comme l’avenir reste hybride et multi-cloud, l’accélération nécessite davantage d’orchestration du cloud », a-t-il encore déclaré. Selon M. Girard, compte tenu de la migration d’un aussi grand nombre d’activités vers le cloud, l’utilisation de l’infrastructure sur site de l’entreprise diminue à un rythme plus rapide que la fermeture et la consolidation des datacenters engagées par Atos. L’entreprise estime donc qu’il aurait tout intérêt à trouver des partenaires pour reprendre ces datacenters et leur confier la responsabilité de les gérer et de les consolider. En bref, Atos se retire du marché des services sur site d’une manière ou d’une autre.

La perte d’intérêt pour le on-premise

C’est une sacrée volte-face par rapport au début de l’année, quand la rumeur laissait entendre qu’Atos serait intéressé par l’acquisition de DXC Technology. Issue de la fusion de Computer Sciences Corp. et de l’ancienne société de conseil EDS de HPE, DXC est fortement investie dans l’activité on-premise. L’opération a été annulée après l’opposition d’investisseurs. DXC serait toujours à la recherche d’un repreneur. Atos n’est pas la seule entreprise à se détourner de l’activité on-prem. À la fin de l’année dernière, IBM a fait part de son intention de scinder l’ensemble de sa division Global Technology Services, qui emploie 90 000 personnes, sous le nom de Kyndryl, pour se concentrer sur les services d’infrastructure managés et les efforts de modernisation. D’autres acteurs investissent dans d’autres domaines. C’est le cas d’Accenture, la plus grande entreprise de services informatiques, qui a procédé à plus de 40 acquisitions l’année dernière, majoritairement des entreprises axées sur le cloud. Et Deloitte a acquis cinq entreprises de cybersécurité cette année. Tout cela est de mauvais augure pour le secteur du conseil sur site. Au point de se demander ce qu’il va en advenir, si les acteurs de premier plan ne veulent pas s’en mêler.

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